Grève du 9 avril - DECLARATION PREALABLE : Pourquoi donc ?

1er degré - Grève du 9 avril 2015 : ROMPRE AVEC L’AUSTERITE
mardi 7 avril 2015
par  GUERDA
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Nous avons reçus plusieurs appels de collègues du 1er degré qui ont subi des pressions de la part de leurs IEN car ils ne se sont pas déclarés 48h à l’avance pour la journée de grève de ce jeudi 9 avril.

Dès la mise en place du SMA (Service Minimum d’Accueil) qui contraint les collègues du 1er degré à cette déclaration d’intention, SUD éducation s’est fortement opposé à cette mesure qui constitue une atteinte grave au droit de grève.

Nous tenons à rappeler que les centaines de collègues qui ont déjà refusé de remplir ces déclarations lors de précédentes grèves, n’ont jamais été sanctionnés.

Il est important que cette démarche reste collective et que nous restions solidaires face aux éventuelles intimidations de notre hiérarchie.
Par ailleurs, cette consigne est portée par plusieurs organisations syndicales (SNUIPP, CGT, SUD éducation) qui comme la nôtre s’opposeront à toutes formes de déstabilisation.

Ci dessous, le communiqué intersyndical :

Grève du 9 avril : NON à la déclaration préalable !

mercredi 1er avril 2015

Les organisations syndicales SNUipp-FSU, CGT Educ’Action et SUD Education, signataires de l’appel à la grève du 9 avril invitent les collègues à abandonner la procédure de déclaration préalable d’intention de grève.
Une loi injuste... et contestée par l’actuelle majorité !
L’obligation de déclarer préalablement notre intention de participer à une grève 48 heures dont un jour ouvré avant le début de celle-ci ajoute une énième formalité administrative qui empêche régulièrement des enseignants de participer à la grève.
Dès la parution de la loi du 20 août 2008 instituant « un droit d’accueil dans les écoles maternelles et primaires », les organisations syndicales s’étaient opposées à ce texte qui constitue une entrave au droit de grève des seuls enseignants du premier degré.
Cette loi avait d’ailleurs été contestée par de nombreux parlementaires, dont le Président de la République et le Premier Ministre actuels, qui avaient saisi le Conseil Constitutionnel.
Les organisations syndicales s’opposeront à toute mesure disciplinaire qui serait prise. Aucune mesure de ce type n’a d’ailleurs été engagée à l’encontre des centaines de collègues qui se sont déjà refusés à remplir cette déclaration lors de la grève du 3 février.