RIS SUD éduc "Conditions de travail dans le premier degré" 16 mars de 13h à 16h

FACE A LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL REAGISSONS ENSEMBLE
lundi 7 mars 2016
par  OF
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Être mis-e en arrêt maladie n’apparaît même pas comme une possibilité de décompression tant la situation se montre tendue sur le terrain. L’absence de remplaçant-es quasi systématique en est une des principales raisons. On sait parfaitement qu’étant en arrêt, nos élèves seront répartis dans les classes des collègues qui eux-mêmes n’en peuvent plus. Quand on est arrêté-e pour des raisons liées à nos conditions de travail, c’est qu’on a souvent totalement craqué. Il est très difficile de reprendre après avoir vécu ce qui est ressenti comme un échec. Ne pas avoir tenu comme les autres.

Le rythme d’une journée d’école en primaire est très soutenu et laisse très peu de temps de discussions entre collègues, souvent isolé-es avec leurs élèves sur le temps de classe, avec leurs progressions, leur programme, leur cahier journal de plus en plus formalisé par des exigences d’IEN zélé-es, leurs fiches de signalement au RASED (quand il y en a !), leurs PPRE, leurs corrections, leurs livrets, leurs tableaux à remplir et exigibles en temps voulu… La liste est encore longue.
Ce travail est la plupart du temps effectué sur le temps de pause méridienne, tout en mangeant, pause déjà bien écourtée par la demi-heure d’APC imposée 2 fois par semaine, ce qui laisse encore une fois peu de temps de recul et de réflexion sur nos conditions de travail.
Les animations pédagogiques le plus souvent non adaptées, quand elles ne se réduisent pas à m@gistère pour éviter toute concertation et travail critique entre collègues, ne sont évidemment pas prises sur nos temps de travail en classe.
Aujourd’hui, même les 24h forfaitaires des 108 heures que nous pouvions gérer selon nos besoins, sont remises en cause avec le décret sur les ORS qui viendra encore cadrer nos missions. Jusqu’où pourront-ils nous presser sans que nous réagissions ?
Il ne vient que rarement à l’idée des collègues que ces heures de travail puissent être dénoncées et que les refuser puisse être une revendication, tant on nous assène que nous devons ces heures, comme si la question ne se posait pas.
Cette accumulation d’heures nous est pourtant pesante et chronophage… Nous les dénonçons tou-tes sans oser s’y nous y opposer par peur de représailles.
Dans un tel contexte, les collègues souhaitent avant tout rester le plus possible invisibles aux yeux de la hiérarchie, afin d’éviter toute pression supplémentaire qui rendrait le travail encore plus insupportable, d’où à nouveau une absence de revendications :
- On ne dénonce pas le soutien sur le temps de midi, on essaye de ne pas le faire sans se faire remarquer.
- On ne refuse pas de faire m@gistère, on trouve les moyens d’apparaître connecté-e sans trop s’y être penché.
- On se rend aux animations pédagogiques et l’on signe rapidement en espérant pouvoir s’éclipser ou l’on y corrige nos copies d’élèves.
- On ne dénonce pas la surcharge de travail au niveau paperasse mais on est loin d’être tou-tes à jour dans ce domaine et il en sera de notre responsabilité lorsqu’un accident se produira, trop tard pour dénoncer notre épuisement.

Nous nous accommodons donc des formations réduites, de l’augmentation de la charge de travail, de la pression accrue des IEN qui laissent de moins en moins de liberté pédagogique ou décisionnelle aux équipes.
Partir en stage de formation syndicale demande un certain dépassement de soi : il faut le demander à l’IEN qui pourra renvoyer un avis défavorable et annoncer qu’aucun-e remplaçant-e ne sera disponible, dissuadant ainsi un grand nombre d’enseignant-es de participer . C’est aussi une façon d’éviter que nous ayons connaissance de nos droits et que nous les utilisions.

Afin de dénoncer collectivement ces conditions de travail et sortir ainsi de notre isolement, nous appelons les collègues à se réunir lors de la RIS du 16 mars de 13h à 16h pour récolter un maximum de témoignages et décider ensemble des formes de mobilisation collective possible.


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