12 novembre / Ouvrons le front de l’éducation !

Grève et manifestation - 10h - Vieux-Port - Marseille
mercredi 17 octobre 2018
par  GUERDA
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La grève interprofessionnelle du 9 octobre est une réussite • Dans les cortèges, la place des personnels de l’éducation a été particulièrement remarquée et ce alors même que plusieurs organisations syndicales de notre secteur professionnel n’appelaient pas à la mobilisation • C’est le signe que nous sommes nombreux à vouloir répondre, de façon uni- taire et aux côtés des autres salariéEs, à la politique de destruction sociale à l’oeuvre • SUD éducation et les syndicats de l’US Solidaires cherchent justement à construire un front social large, capable de faire reculer les projets gouvernementaux • La journée de grève du 12 novembre, même cantonné à l’éducation, est une étape essentielle vers ce projet ! •

Les raisons de combattre dans l’éducation ne manquent pas et chacunE d’entre nous, de la maternelle à l’université, est concernéE. Les réformes des lycées généraux, des lycées professionnels et du bac préfigurent pour les années à venir la suppression de milliers de postes dans l’éducation nationale. Des suppressions qui viendront s’ajouter aux 2 600 déjà annoncées par le ministère pour 2019 tandis que les effectifs sont en constante augmentation. Ces mesures vont contribuer à renforcer les inégalités scolaires, sociales et territoriales entre les élèves. La réforme de la sélection à l’université a déjà mis un sacré coup de marche arrière à la démocratisation du système scolaire. Les premières enquêtes ont montré à quel point Parcoursup joue son rôle de tri social. La suppression des CIO et du service public d’orientation participe de la même logique.

Face à ces critiques, le ministère met en avant la mise en place des CP et CE1 à 12. Mais cette mesure n’étant pas financée, pour bien des écoles, il ne s’agit que d’un slogan ministériel. En l’absence de moyens, ce sont les anciens PE PDMQDC et les brigades qui sont mobiliséEs. Par conséquent, les remplacements ne sont plus assurés, et les temps partiels sont refusés. Des mesures qui vont se payer cher puisque des coups de rabots sont encore à craindre dans l’éducation prioritaire. Le ministère a, en effet, annoncé le report de la publication de la nouvelle carte de l’éducation prioritaire prévue en 2019 et a laissé entendre que la suppression des labels REP et REP+ était une possibilité. Alors ré-intégrer les lycées dans le dispositif, n’y pensez même pas !

Pour faire passer la pilule, le ministère vend des solutions qui ne feront, au contraire, qu’aggraver un peu plus la situation en dégradant les conditions de travail des personnels : une 2ème heure supplémentaire imposée et le retour de la prime au résultat en REP. Des dispositions qui vont participer dans l’éducation à la casse de la fonction publique. Le plan CAP 2022 a déjà jeté les bases du démantèlement du statut des fonctionnaires, à travers le recrutement massif de personnelLEs précaires et la fin du paritarisme. L’individualisation des services, des revenus, des mobilités sont les idées fixes d’un gouvernement obsédé par la mise à mal de toutes formes de protections collectives. Une logique qui va de pair avec la mise en concurrence des personnels, des établissements et qui renforcera le pouvoir des chefFEs d’établissement. La nouvelle Instance d’évaluation de l’éducation permettra de distribuer les bons points.

La loi Blanquer, présentée le 15 octobre, ne se contente pas d’additionner ces nouvelles mesures mais inclut bien de nouvelles dispositions dangereuses dans le domaine pédagogique avec notamment la refonte des ESPE et l’attribution de missions d’enseignements aux AED sans compensation évidemment !

Parce que les réformes s’enchaînent à un rythme effréné, parce qu’elles nous im- pliquent toutes et tous de la maternelle à l’université, parce qu’elles vont impacter nos conditions de travail et éloigner un peu plus encore l’idéal d’une école publique, démo- cratique et égalitaire, parce qu’elles s’inscrivent dans un projet global libéral qui met à mal les solidarités collectives et la redistribution des richesses, nous devons toutes et tous réagir ! Pour SUD éducation, cela doit passer par la mise en commun de nos combats.

Rassemblons-nous en Assemblée Générale à l’issue de la grève du 12 novembre, organisons-nous à la base et construisons une coordination. Dans le combat pour plus de justice sociale, ouvrons le front de l’éducation !

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