Toutes et tous en grève le 23 septembre !

mardi 14 septembre 2021
par  EB
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Depuis son arrivée au ministère, Jean-Michel Blanquer a placé l’Education nationale sous un feu roulant de réformes. De la maternelle à l’université, c’est un démantèlement de l’école publique et du statut des personnels qui est « en marche ». Un bilan catastrophique dont élèves et personnels sont les premières victimes. Et ce n’est pas terminé !
Pour stopper ce rouleau compresseur, mobilisons-nous et ce dès le 23 septembre.

En 4 ans, Blanquer a considérablement dégradé le service public d’éducation. Il a montré cette rentrée encore son incapacité à faire face à la crise sanitaire. Entre les évaluations nationales dès le plus jeune âge et l’instauration d’une part de contrôle continu pour l’obtention du baccalauréat, il a imposé une évaluation permanente des élèves au détriment de la relation pédagogique qui doit unir les enseignant-e-s aux élèves. À la toute fin de l’année scolaire, Blanquer a achevé la destruction du bac national et cassé l’indispensable collégialité des écoles. Il s’apprête à démanteler l’éducation prioritaire et la formation initiale. Chaque année, les suppressions de postes amplifient la mise sous pression des personnels. Stop ! Enseigner devient une lutte ! SUD éducation réaffirme la nécessité de mettre en place un plan d’urgence pour l’éducation qui remette l’intérêt des élèves et des personnels au cœur de la politique éducative et salariale du ministère.
L’école de Blanquer broie les élèves et les personnels : à l’inverse, SUD éducation défend sans relâche le projet d’une école plus égalitaire.
Comment changer l’école ?

  • • Réduire la taille des classes pour enseigner autrement et favoriser la réussite des élèves.
  • • Titulariser, recruter davantage, former mieux, rémunérer plus.
  • • Gagner les moyens pour une école ouverte à tou-te-s les élèves : les élèves à besoins particuliers doivent bénéficier de l’accompagnement nécessaire à leur réussite.
  • • Créer un vrai secteur médico-social de l’Éducation nationale.

SUD éducation 13 appelle l’ensemble des personnels à se mettre en grève le 23 septembre.
SUD éducation 13 appelle les personnels à se réunir en Assemblée générale pour formuler leurs revendications et à décider des moyens d’action pour ancrer cette grève dans la durée.
Bâtissons l’école pour la société de demain, plus juste et plus égalitaire !

A Marseille, une raison supplémentaire de se mettre en grève !

Jeudi 2 septembre, E. Macron dans son plan « Marseille en grand » annonce une expérimentation pour 50 écoles marseillaises. Dans ces écoles, les directeurs, directrices, recruteront les enseignant-e-s « autour d’un projet innovant » et disposeront d’une large autonomie pour adapter les horaires, les rythmes scolaires avec la participation "d’acteurs extrascolaires".
Le projet de donner un pouvoir hiérarchique aux directeurs, directrices est une vieille lubie qui revient régulièrement comme un chiffon rouge d’abord en 1977-1978 puis en 1987. Une forte opposition à chaque fois à empêcher une mise en place de chef-es dans les écoles. Macron et son gouvernement sont dans la continuité de ces gouvernements conservateurs qui les ont précédés, ils veulent imposer par tous les biais, des chef-fes dans les écoles : avec leur expérimentation à Marseille comme avec la loi Rilhac sur la direction d’école qui revient à l’assemblée le 29 septembre.

Quelques jours après ces annonces, des directrices, directeurs de plusieurs écoles, ont reçu des instructions pour livrer des projets pédagogiques rapidement dès le 14 septembre. Ecoles des quartiers populaires, à qui on promet plus de moyens sans chiffrer ces moyens, mais également une dérégulation du service public. On entrevoit bien une école à deux vitesses : un service public de qualité pour certain-es et une école au rabais pour les quartiers populaires qui disposeront « d’une large autonomie ».

Les écoles marseillaises ne sont pas un laboratoire d’expérimentation ! Les écoles marseillaises ont besoin de plus de personnels et d’un vrai plan de rénovation du bâti scolaire. Nous n’avons pas besoin de « manager » !

SUD éducation 13 appelle les collègues de ces écoles à ne pas remplir les projets : pas de remontées, pas d’expérimentation.

SUD éducation 13 revendique pour les écoles marseillaises un plan d’urgence pour une rénovation des locaux et un recrutement de personnel municipal et de l’éducation nationale.

SUD éducation 13 appelle les collègues de ces écoles à se réunir et à décider ensemble des moyens d’actions pour exiger le retrait de ce projet.

Jeudi 23 septembre Marseille à 10h00 à la Porte d’Aix. départ de la manifestation. direction préfecture