Répression : ça s’arrêtera quand ?

jeudi 17 septembre 2009
par  MR
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Roland VEUILLET, syndicaliste enseignant, sanctionné en 2003 pour fait de grève, par une mutation d’office à 300 km de chez lui, se voit refuser depuis, systématiquement, toute possibilité de retour. Cette « double sanction » est très coûteuse (900 euros mensuels).

Cette sanction disciplinaire prolongée en dehors de tout cadre réglementaire ou législatif s’accompagne d’autres mesures de rétorsion, et pas des moindres :

- Tout d’abord, TZR, Roland est toujours appelé sur un poste au dernier moment, c’est ainsi qu’il a appris seulement mercredi 26 août, en reprenant le travail qu’il était affecté dans le quartier des Minguettes à Vénissieux dans un collège REP. L’an dernier, c’était 15 jours après la Rentrée, alors que les postes déficitaires sont pourtant connus longtemps à l’avance.

- Il est nécessaire de préciser ici qu’ en arrivant à Lyon, il a été de fait déclassé. Auparavant il était titulaire d’un poste fixe, il est devenu TZR, c’est à dire remplaçant, tache habituellement (injustement d’ailleurs) confiée aux débutants, car ingrate. Pire encore, alors qu’il est maintenant le plus ancien CPE remplaçant de l’académie de Lyon, celui qui a le plus d’ancienneté dans la fonction, il est toujours appelé en dernier, parfois même pour remplacer des remplaçants. Soulignons tout de même que la représentation courante pour les élèves est de rencontrer un personnel jeune dans ce type de missions. C’est malheureusement une réalité. Mais elle rend la tâche encore plus complexe pour ceux (très rares) qui sont plus âgés. Roland a 53 ans.

- Ensuite, il faut signaler qu’il a été envoyé alternativement sur des affectations assez singulières : Soit parce que les postes étaient inexistants (placards), ou alors parce que il était en surnombre sans tâche précise (inutile) ; Soit parce que les remplacements étaient de très courte durée (inefficace), ou bien parce qu’ ils devaient être accomplis sur plusieurs endroits en même temps (dispersion).

- Enfin, sa note professionnelle a été abaissée pour les mêmes faits que ceux reprochés lors du Conseil de Discipline (double peine ! ). Cela se traduit par la baisse de deux échelons et d’une perte supplémentaire de 300 autres euros par mois.

Ce sont là autant de contraintes ajoutées volontairement à la sanction première, pour rendre les conditions de travail plus difficile, et mette le syndicaliste en mauvaise posture.

Les faits reprochés ont été considérés sans fondement par le Conseil Supérieur de la Fonction Publique en 2005, ainsi que par le Commissaire du Gouvernement de Lyon en 2006. (voir site : http://roland-veuillet.ouvaton.org ). Une Enquête Administrative a été demandée, le Ministère refuse de la diligenter.