Non à la répression contre Joël Brochier, militant RESF

samedi 26 mars 2011
par  Rédac13014
popularité : 4%

Le 9 novembre 2010, le RESF 05 organisait une mobilisation pour permettre le mariage de Farid (en situation irrégulière) et Cyndie avant que ce dernier ne retourne dans son pays d’origine. La mobilisation a été à la hauteur de cet acte : plus de cinquante personnes, militants et simples citoyens, ont répondu présents, et Joël Brochier n’était qu’un parmi ceux-là.

Cette action de RESF 05, soutenue par de nombreux syndicats, associations et partis politiques, a permis de mettre en échec cette politique de rafles et de chasse à l’étranger qui bafoue les droits de l’homme : le mariage a pu avoir lieu.

Ce vendredi 4 mars, quatre mois plus tard, Joël Brochier, syndicaliste et militant du RESF des Hautes-Alpes, ainsi que le grand-père de la mariée, étaient convoqués à la brigade de gendarmerie de Gap pour être auditionnés dans une enquête préliminaire pour « outrages, menaces et violences à agents de la force publique ».

Face à ce nouveau cas de répression de militants du mouvement social, Sud éducation apporte son soutien à Joël Brochier et exige l’abandon de toute poursuite à son égard comme à l’égard du parent de la mariée. Sud éducation 05 s’associe pleinement à l’appel de l’ensemble des organisations syndicales, politiques et associatives engagées dans le RESF afin de créer un collectif de défense.

De plus, Joël Brochier, opposé à tout fichage à caractère massif de la population (base élève, sconet, etc.), a refusé le prélèvement ADN, ce qui le met sous le coup d’un nouveau délit puni par un maximum de 15.000€ d’amende et un an d’emprisonnement.

Sud éducation appelle l’ensemble des collègues à :
- signer la pétition de soutien qui sera prochainement en ligne,
- participer activement à ce collectif, qui se réunira très prochainement,
- faire connaître ces initiatives.

Il s’agit de dénoncer avec force la criminalisation de la solidarité et la répression grandissante qui s’abat sur les militants qui refusent ces politiques antisociales et xénophobes.