Communiqué du collectif DZ – mars 2013

mercredi 20 mars 2013
par  Rédac13014
popularité : 1%

Signez la pétition en ligne Des aides pour les écoles marseillaises !!!

Le collectif DZ a rencontré Madame Casanova, adjointe à l’éducation de la Mairie de Marseille

Le collectif DZ, composé de parents et de professionnels de l’école (enseignants et personnels municipaux), est mobilisé depuis 5 mois autour du problème du manque de personnel communal dans les écoles marseillaises. Après nombre de courriers, de pétitions, d’articles dans la presse et trois manifestations, une délégation a enfin été reçue par Madame Casanova, adjointe déléguée à l’Éducation de la mairie de Marseille.

Les membres de notre collectif ont été surpris par la violence symbolique qui leur a été opposée : courriers de parents et d’enseignants restés sans réponse, non-reconnaissance de la légitimité du collectif, personnel communal ignoré, restrictions successives conditionnant la réunion du 6 mars.

L’union de parents et de professionnels de l’école semble gêner Madame Casanova car, sous prétexte de démocratie, elle a refusé de recevoir notre délégation composée de citoyens responsables impliqués dans leur métier et dans la vie de la cité. Le collectif s’est soumis à ses exigences en présentant une délégation composée des seuls parents élus aux Conseils d’École. Cet autoritarisme entretient une atmosphère de dénigrement à notre encontre. Il était cependant indispensable de pouvoir enfin communiquer avec la représentante de la Mairie de Marseille pour l’informer de notre vécu du terrain, du manque flagrant de personnel communal et de ses conséquences néfastes pour l’éducation et la sécurité des enfants dans les écoles.

Lors de l’entretien, notre délégation a pu rappeler les revendications du collectif :

  • nommer une ATSEM (1) dans chaque classe d’école maternelle durant toute la journée scolaire ;
  • créer un corps d’une centaine de volantes remplaçantes réparties proportionnellement au nombre d’agents de chaque grade (ATSEM, AE, cantinières) ;
  • titulariser à temps complet les ASIC (2) ;
  • modifier le taux d’encadrement pendant le temps cantine (1 agent pour 16 enfants en maternelle, 1 agent pour 25 enfants en élémentaire, comme dans d’autres grandes villes de France).

Madame Casanova a dénoncé un absentéisme excessif du personnel municipal des écoles, s’appuyant sur un taux qui confond tout type d’absences : maladie, maternité, RTT. Elle a reproché aux directeurs d’écoles de notre collectif de ne pas respecter leur devoir de réserve. Elle a refusé d’être interlocutrice directe des enseignants, reconnaissant comme seuls partenaires, l’Inspection Académique et les syndicats d’enseignants.

Aux yeux de Madame Casanova, le taux d’encadrement des écoles marseillaises paraît convenable. A titre de comparaison, elle a évoqué des municipalités, sans pour autant les citer précisément, appliquant un taux de l’ordre d’un adulte pour cent élèves. En disant préférer voir chez les ATSEM « des « tatas », membres de la famille », l’élue ne les reconnaît pas comme professionnelles de l’enfance. D’ailleurs, soutenue par M. Bertin et Mme Flores, l’adjointe à l’éducation a réitéré, au cours de la réunion, l’interdiction faite aux ATSEM de siéger aux Conseils d’Écoles, leur refusant ainsi le droit d’être partie prenante des équipes éducatives. Enfin, l’Adjointe à l’Éducation a rappelé son opposition à une réunion de travail avec une délégation tripartite, composée de parents, de personnels communaux et d’enseignants.

Le sérieux de notre organisation et la gravité de notre objet de préoccupation (la sécurité et la qualité de l’encadrement scolaire) ne supportent pas de telles entraves à notre liberté d’organisation et d’expression. Convaincus de la justesse de nos positions, nous poursuivons notre travail collectif sous d’autres formes. Nous nous attachons à affiner le chiffrage des dépenses induites par l’indispensable recrutement de personnel et nous rassemblons méthodiquement les traces de nos réflexions, de nos échanges et de nos actions afin d’élaborer un dossier attestant du réalisme de nos propositions. Nous poursuivons notre campagne d’information auprès de la population marseillaise en sollicitant son soutien (participation à la vie du collectif, signature de notre pétition désormais en ligne(3)). Parallèlement, nous continuons à interpeller l’éducation nationale et son représentant local le DASEN (4) sur le manque d’ATSEM et le trop grand nombre d’enfants par classe. A ce jour celui ci n’a toujours pas répondu aux courriers qui lui ont été adressés.

Nous continuons de contacter les organisations aptes à accroître l’assise de notre mouvement, en particulier des associations se dédiant à l’éducation et à son personnel (5). En participant et en intervenant lors des réunions et des rassemblements organisés sur le sujet, nous interpellerons acteurs et partenaires des écoles marseillaises. Nous adresserons de nouveaux argumentaires aux Ministres réunis en septembre 2012 sur la question de l’agglomération marseillaise(6). A l’automne, nous organiserons une réunion publique pour débattre des conditions de l’éducation à Marseille. Enfin, en temps voulu, nous nous adresserons aux divers candidats aux élections municipales pour les informer des dysfonctionnements actuels et connaître leurs propositions pour y remédier.

Collectif « Des Aides pour les Écoles Marseillaises »
http://www.facebook.com/Collectif.dz

- 1. Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles
- 2. Agents de surveillance inter-cantine, personnel précaire et sans formation
- 3. http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2013N37494
- 4. Directeur Académique des Services de l’éducation nationale (ancien IA)
- 5. Notre collectif est soutenu par la FCPE 13, le SNUipp, le SE-UNSA, la CFDT, la CGT, SUD Educ’action et le SDU. La CNT en est partenaire.
- 6. http://www.education.gouv.fr/cid61424/reunion-interministerielle-sur-marseille-sept-propositions-pour-leducation. html


Documents joints

communique-DZ-mars
communique-DZ-mars